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Rivalité entre frères et soeurs

par | 5 Juil 2020 | Coaching Parentalité

La rivalité se créé le plus souvent suite
à des émotions négatives.

Cet article est écrit par Julie, coach en parentalité sur la plateforme.
Retrouvez tout l’accompagnement proposé par Julie sur sa fiche profil.

Frères et sœurs peuvent aussi bien être complices que rivaux. La rivalité se créé le plus souvent suite à des émotions négatives comme la jalousie, l’injustice, ainsi que par les effets nocifs de la comparaison…
Bien que cela soit peu agréable à lire ou à entendre (et loin de moi l’idée de vous culpabiliser !) la part de notre responsabilité en tant que parents dans les rivalités de la fratrie est engagée.  

En effet la manière dont on va donner sa place à chaque enfant et légitimer certains comportements et besoins plutôt que d’autres, va jouer sur l’inter-relation de nos enfants.  Je m’explique :

Mes filles ont 17 mois d’écart, l’aînée à marché à 11 mois et demi et toutes ses premières fois furent faciles pour elle. Sa petite sœur en revanche n’a marché qu’à 18 mois car elle refusait de se mettre debout et demandait les bras en permanence. En laissant ma grande dans l’autonomie puisqu’elle y arrivait très bien seule et semblait paisible, et en répondant au besoin fusionnel de ma seconde, j’ai instauré – sans le savoir – de la rivalité entre elles. Cela a commencé très tôt, donc.

Et je ne me suis pas arrêtée là. Plus tard, au fur et à mesure qu’elle grandissait, je disais à ma plus jeune : « Regarde comment fait ta sœur, c’est comme ça qu’il faut faire, prends exemple sur elle ! ». Ou alors je disais à la plus grande : « Fais attention à ta petite sœur, elle est plus fragile que toi, c’est encore un bébé ! »,
« Regarde, ta sœur a terminé toute son assiette avant toi alors qu’elle est plus petite que toi », etc.
Jusqu’à ce que, il y a quelques années, je prenne conscience de tout cela en me formant à l’éducation positive, entre autres…
Le risque avec la rivalité frères /sœurs c’est que les blessures de l’enfance peuvent se révéler difficiles à surmonter à l’âge adulte. La plupart des adultes qui ont des relations difficiles avec les membres de leur famille savent à quel point il peut être difficile de réparer la relation.

Pour autant j’aime dire qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire !
Mes filles sont pré-ado et ado et bien qu’il subsiste encore par moment de fortes tensions entre elles (liées aussi à leur stade de développement personnel et physiologique), elles ont enfin de vrais moments de pure complicité, d’énormes fous rires, et peuvent compter l’une sur l’autre.

Je n’y suis pas arrivée en un jour ! Leur papa ne partage pas ma dynamique éducative pour le moment (je ne désespère pas 😊) et a tendance, inconsciemment, à les comparer encore beaucoup. Néanmoins, ce que j’instaure avec elles est vrai et durable…
Je le reconnais, cela m’a demandé une grande remise en question et un passage à vide du type  « Je suis vraiment trop nulle, je n’ai rien fait comme il fallait.
A cause de moi, elles vont développer une mauvaise relation entre elles
 »…
Mais une fois ressaisie, j’ai appliqué petit à petit des outils simples et concrets qui ont mené au résultat que j’ai aujourd’hui.

Je vous partage ce qui, à mon sens, constitue les 6 premiers points essentiels à cette restructuration de la relation frères/sœurs :

 

1 | Chercher à être juste plutôt que chercher absolument l’égalité :

 

Nos enfants sont différents, ils ont donc des besoins différents. Donner systématiquement autant à un enfant qu’à l’autre ne fait pas de vous un parent juste, bien au contraire. Et d’ailleurs si vous observez bien, en donnant la même chose à vos enfants, cela ne les empêche pas de se manifester !

Oui mais ! Vous me direz que traiter les enfants différemment mène souvent à des conflits. Alors comment être juste ?

Être juste signifie respecter les besoins spécifiques à chaque enfant. Par exemple, ma grande peut se coucher plus tard, mais elle a aussi plus de responsabilités ! Lors des repas, si l’un de vos enfants redemande des pâtes et que l’autre manifeste qu’il en veut aussi, demandez lui plutôt si il a encore faim, sinon il termine d’abord ce qu’il a et ensuite, si il a encore faim il sera resservi.

Vos enfants se sentiront entendus dans leur besoin et vous verront plus juste.
Je vous conseille Le livre “Frères /sœurs sans rivalité” d’Isabelle Filliozat, (un livre ne règle pas tout mais qui va vous donner quelques outils de compréhension).

 

2 | Ils se chamaillent ? Ok ce n’est pas grave, on va leur dire comment faire !

 

C’est plus fort qu’eux, on ne peut pas forcément les empêcher de se chamailler, le tout étant de leur expliquer les bases !

« Ok, vous avez le droit de ne pas être d’accord, mais la violence avec des mots ou des coups est interdite ! ». Suivi de : « J’ai confiance en vous pour trouver le moyen de vous parler avec respect ». Il est possible aussi de les séparer physiquement (en douceur) et de revenir sur le sujet une fois la colère redescendue…. Et oui, preuve en est dans les relations humaines, un conflit ne se règle jamais à chaud!

 

3 | Lorsqu’il y a rivalité, on évite d’intervenir !

 

Si on cherche un coupable ou qu’on prend parti, on créé un clan… Celui qui se sent coupable cherchera à se venger ou pourra se sentir stigmatisé !
La solution ? Rester factuel…Comment ? En décrivant ce que vous voyez, sans juger ou analyser…
« Je vois deux enfants qui dépassent les limites ! », « Je vois deux enfants qui se crient dessus », « Je vois des enfants qui ont des gestes violents, est-ce qu’on a le droit d’être violent ? » … Évitez de coller des étiquettes : « C’est toujours le même qui commence » « Tu arrêtes d’embêter toujours ton frère/ta sœur » …

 

4 | A la poubelle les félicitations et autres récompenses !

 

« Si tu finis ton assiette, tu auras un dessert », « Si tu fais dans le pot, tu auras un bonbon » « Si tu manges avec ta fourchette, tu as un chocolat », « Le premier au lit a gagné »… Les mettre en compétition donne du résultat à court terme, certes, mais à long terme, on les met surtout en concurrence !

 

5 | Du renforcement positif

 

« J’ai confiance en toi pour te brosser les dents correctement », « Le premier qui est prêt, aide les autres », « Je suis fier/e de toi, tu as bien compris la consigne », 
« J’ai besoin de toi pour m’aider à instaurer les règles, voici tes consignes… »
Instaurer une routine du matin, avec le déroulé d’une matinée type. Idem pour le soir… Faire avec eux les premiers jours, puis les laisser faire seuls et cocher au fur et à mesure ce qui est fait (vous trouverez pleins de modèles de routines sur Pinterest).

 

6 | Créer des moments d’exclusivité pour apaiser la rivalité frère / soeur

 

Faites un jeu ou une activité choisie par l’enfant, pendant un temps donné, en expliquant qu’ensuite, viendra le tour de son frère ou sa sœur. Expliquez qu’on respecte ce moment sans interruption de quiconque. Puis ensuite, au moment du coucher, partagez les « kifs du jour ». Chacun son tour, on énumère les 3 moments préférés de la journée, sans se couper la parole.

Voilà, c’est une approche bien sûr et si vous n’essayez qu’une fois, vous n’aurez pas forcément de résultats… Chaque nouvelle habitude à besoin de 21 jours pour s’inscrire dans le cerveau. Par besoin de reproduire des scénarios « connus », tout le monde essaiera inconsciemment de reproduire des scènes conflictuelles, pour que le cerveau valide ses croyances.

 

TENEZ BON ! NE LACHEZ RIEN, VOUS ALLEZ Y ARRIVER !
Moi, je crois en vous
😊

Vous souhaitez un accompagnement personnalisé ? Je suis là pour vous.

 

A très bientôt

Julie.

 

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